Rumillies

Flandres

Rumillies est un village de la commune de Tournai, ville située dans le Hainaut occidental, en Belgique. Le nom Rumillies n'est apparu qu'en 1803 du fait que le village avait eu différents noms auparavant : Rumineas (925), Villa Ruminae Dom Baudry (1024), Rumegnies (1186), Ruegni et Rusmegni (1226), Rumengies (1242), Rumegnies (1306) et Rugmegnies (1325). Le village était une commune à part entière tout comme Allain, Chercq, Havinnes, Kain, Mont-Saint-Aubert, Ramegnies-Chin, Warchin avant la fusion des communes de 1977.

La commune

Jusqu'à la Révolution française, Rumillies faisait partie des faubourgs de Tournai. En effet, en août 1289, le village avait été acheté par la ville à Hugues de Châtillon, comte de Saint-Pol et seigneur d'Avesnes, en plus du quartier des Chaufours, d’Allain, de Warchin et le bois de Breuze. L'abbaye Saint-Martin de Tournai était propriétaire, à Rumillies, d'une exploitation agricole et d'un bois de 40 bonniers où les habitants du lieu et des localités voisines avaient quelques droits d'usage tels que le ramassage des branches sèches et de l'herbe. Au milieu du XIIe siècle, Rumillies dépendait de la paroisse Saint-Brice de Tournai. Devenue paroisse autonome à une date inconnue, Rumillies se voit confirmer dans ce statut par Mgr Hirn le 16 octobre 1803 et attribuer la dépendance de Warchin.

L'édit de Fontainebleau, accordé par Louis XIV en octobre 1686, soumet la seigneurie de le Walle à la juridiction du bailliage du Tournaisis. En 1692, la superficie du village tout entier est évaluée à 150 bonniers 700 verges.

En 1834, cette surface dépasse de peu les 677 hectares dont 453,33 sont utilisés pour la culture (céréales, plantes fourragères, pommes de terre et légumes) et une trentaine d'hectares sert de pâtures. À Rumillies, les bois occupent une place importante de 166 ha 77. Une ferme d'élevage de bovins et deux distilleries y sont installées après le défrichement de 150 bonniers par un propriétaire de Tournai. Conformément à une évolution souvent constatée dans le Hainaut occidental, les prairies vont croitre d'une manière constante de 1866 (28 ha 72) à 1950 (près de 148 ha) et même jusqu’en 1959 (180 ha 79), période durant laquelle les bois représentent encore 101 ha 79. En 1970, la population active domiciliée à Rumillies se répartit avec équilibre entre les ouvriers et les employés (travaillant à Tournai). Il s'agit notamment, du fait de la proximité de la gare de Tournai, d'agents des chemins de fer dont l'afflux a provoqué une hausse de la population.

Rumillies a été un quartier florissant et animé; à la chaussée de Frasnes s'est trouvé un cinéma et une salle de fêtes où se trouve le café du Trianon. Il y a eu beaucoup de commerces qui ont contribué à l'activité de Rumillies : 2 boulangeries, 1 quincaillerie, 3 boucheries, 2 magasins de chaussures, 1 droguerie et de nombreux cafés en plus de toutes les professions libérales.